longueur d'onde

Publié le par le soldat en chocolat




Ce soir encore, piscine.
Deux heures.
Deux kilomètres.


... Et rien d'autre à faire que compter (les longueurs) ou... gamberger réfléchir....

Et ce soir, là, maintenant, tout de suite, le besoin de coucher tout en vrac sur "papier".



Je n'ai jamais fait de sport (si on accepte d'ommettre l'année de danse ou deux que j'ai fait vers six ou sept ans).
Jamais volontairement (parce que oui, quand je logeais à Lyon avec ma soeur, un sixième étage sans ascensceur dans un viel immeuble... de ceux dont chaque étage affiche au moins trois mètres entre sol et plafond, sauf le sixième, sous les toits, monter les courses, c'était sportif... mais c'est un peu hors sujet)


Et là, je me réveille un matin et je me mets à nager deux kilomètre trois fois par semaines? Et ça me plait? Et je n'ai pas la moindre courbature? Et je ne recule pas devant toutes les excuses qui pourraient me retenir à la maison? Dont celle du temps que ça demande, vs le temps que je pourrais passer le soir entourée de mon homme et de nos enfants?


Alors quoi???


D'accord, j'ai toujours aimé l'eau, mais ça n'explique pas ce revirement!
Surtout que du temps, j'en ai pas des brouettes de "à combler"... C'est même un peu l'inverse! (même plus le temps de flâner sur le net, c'est dire!


Alors je nageais tout à l'heure en méditant là-dessus...


Et puis, une idée a émergée (c'est bien naturel...)...

Une drôle d'idée, un peu double, composée de deux éléments qui me semblent parallèles...
Un peu comme...
de miennes ornières!


L'un des éléments est le suivant:
Mettons qu'un corps soit biologiquement programmé pour bouger (c'est une simple supposition!)...
Alors pendant des années, je l'ai je me suis privée de cela.
M'auto-pourquoitant, j'en arrivais à cette supposition: et si c'était parce que avant je ne m'aimais tellement pas que je ne pouvais pas m'offrir et (ou?) recevoir quelque chose d'aussi simplement et fondamentalement bon que bouger?
De la même mannière que je peux (pouvais?) me punir en mangeant.
Ce qui m'empêche (empèchait?) de prendre contact avec le fond du problème: aussitôt apparu, aussitôt mangé, avalé, "envolé"... et moi "lestée" de... de combien de kilos de problèmes même pas envisagés puisque aussitôt transformés en tartines?
Ce qui me fait (faisait?) grossir...
Et qui renforce (renforçait?) en moi le syndrôme de Groucho Marx ("
Jamais je ne voudrais faire partie d'un club qui accepterait de m'avoir pour membre.")...


Or depuis cinq ans, je suis devenue Maman...
Ce qui m'emmène chaque jour un peu plus parcourir des contrées inconnues.... Et parfois y courir avec les loups!
Ces trois dernières années, j'ai essayé de me défaire de quelques valises de cailloux, espérant alléger par la même celles que je légue à mes enfants...
Laissant aussi apparaitre progressivement celle que je suis et non plus seulement mes défenses.
Me réconciliant progressivement moi-même.
Acquérant progressivement suffisament de sécurité intérieure pour lâcher mes stéréotypes habituels...


Et donc acceptant de faire ce qui est bon pour moi?




L'autre élément que je retournais sous toutes ses coutures était les comportements actuels de Saver'...
Extrèmement agressif, provocant, dur...
Utilisant à outrance la revanche, cherchant les conflits...
Et moi qui pète les plombs en face...

Et puis je me suis souvenu de comment j'étais lors de son arrivée...
Je ne savais pas gérer (ni reconnaitre...) mes émotions. J'accumulais les soucis, ttracas et autres contrariétés et à la première occasion, je sortais l'addition à Hervé, qui se trouvait pris sous un déluge d'aggressivité, dont il était bien plus victime que responsable...
Et le pire, c'est que je ne lui concédais rien, pas un pouce de terrain, pas une seconde d'introspection, rien...

Je me suis penchées sur mes anciennes "méthodes" et j'ai entr'aperçu mon fils...
Qui prend ce biais quand je commence à le lâcher...
Ou bien moi qui le vois chez lui quand enfin je l'abandonne?


Toujours est-il que je crois deviner le dessin de nos ornières actuelles, avec mon Saver'...



Reste à voir comment en sortir....



Publié dans en chemin

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