projections

Publié le par le soldat en chocolat




Hier soir, discution devant avec mon père.

Je discutais avec ma belle-soeur. Elle me demandais si j'avais des projets.
Alors j'ai pris mon courage à deux mains et je lui ai par lé de ce rêve que j'espère mener à bien.

J'ai à ce moment-là assisté à une levée de bouclier chez mon père.
C'est important pour moi de tenter d'éclaircir ce qui s'est passé.


Déjà, je crois que pour lui, tous les métiers commençant par "psy_", qu'ils soient "_chologues", "_chothérapeuthes", "_chanalystes" ou "_chiatres", sont un peu tous dans le même panier. Je crois qu'il serait plus confiant dans l'avenir professionnel et les possibilités de carrière d'une intermitente du spectacle que dans ceux d'une "psy_"...

J'ai du mal à mettre en mots ce qui s'est déroulé.
Je vais essayé par un autre bout.

Ce qui m'a agacé:
Il a expliqué sa vision des choses d'emblée, sans me laissé le temps de raconter la mienne. Or, il ne voit que psychologue (cursus universitaire) ou psychanaliste.
Et du temps pour parler des recherches que j'ai déjà entreprises, des écoles sur lesquelles j'ai cherché, non.
J'avais beau recadré en parlant du courant que je souhaite approfondir, il revenait sans cesse sur e fait que seule la faculté donne un diplôme reconnu par l'état.

Bien sûr, à suivi un débat intéressant sur les diplôme et les gens, noitament la différence entre un diplôme et la valeur d'un professionnel, etc (je vous épargne le détail).

Ca me laisse un brin amère.
J'aurais voulu pouvoir échanger tranquillement avec mon frère et sa pacse.
Je n'ai pas pu.
Pas comme j'aurais voulu en tout cas.


Et puis, je crois qu'on ne parle pas le même français, mon père et moi.
Pour clore plus ou moin le débat, il m'a dit:
"Je te laisse bien faire ce que tu veux"
Et j'ai répondu:
"Tu ne peux pas faire autrement"
Il l'a visiblement mal pris.
Il ne se rends pas compte à quel point ce genre de phrase (
"Je te laisse bien faire ce que tu veux") me rend méfiante et me met immédiatement sur la défensive (un peu comme de me répéter qu'on a "beaucoup avancé"...).
Le pire, c'est qu'avec un peu de recul, je crois qu'il voulait se montrer apaisant et ouvert.
C'est effarant...





Et puis, il y a cette récurence:
J'ai parlé avec une amie (hier aussi) de cette possible reconversion.
Sa réaction a aussi quelque chose d'effarant...
Elle m'a dit:
"Tu te poses déjà tellement de questions, tu crois que tu tiendrais le coup?"

J'ai bien entendu que pour elle, se poser des questions, douter est une forme de souffrance, ou du moins le signe de difficultés.
Sauf que c'est ma façon de réfléchir, d'avancer, en tatonnant, en essayant, en discutant, en échangeant.






Je reste ce soir un brin perplexe.
Je ne sais pas quoi faire de ces échos.
J'essaie de toute mes forces de voir ce qu'ils me montrent de la vision du monde de l'autre, de mannière à ne pas me confondre avec elle....



Mais c'est dur....
Je n'ai pas l'habitude....









Publié dans en chemin

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Algrid 23/05/2008 15:49

Longtemps après, je lis ce billet (écrit le jour de l'anniversaire de mon plus petit schtroumf)...Je te souhaite de réaliser tes rèves !

le soldat en chocolat 30/05/2008 09:06


Alors... bon anniversaire à ce jeune homme!
(super en retard...)

La sensation est vertigineuse... mais ...
"I have a dream", comme dirait l'autre....  ;-)


Lise 05/05/2008 16:46

Les numérotations?! c'est juste un travers "professionnels qui ressort"...Désolée ;-)Si tu doutes, c'est probablement parce que c'est difficile, et qu'il est important de douter. Et si tu laissais la décision de côté quelque temps, le temps qu'elle mûrisse toute seule ? c'est beau de rester en éveil :-) ET bien, à l' "heure d'Isabelle", l'ai été réveillée ( deux nuits de suite), par R., en manque de câlins de sa mère. Je vais mettre le paquet à l'heure du coucher, je crois ;-)Des bises

Béa 04/05/2008 10:46

Bonjour Agnès, je découvre avec surprise ton souhait de reconversion. Comme récemment j'ai fait pas mal de recherches sur le sujet, nous pourrons en discuter si tu le souhaites. L'approche de Carl Rogers semble très intéressante.Le maquis des psychothérapeutes est une vraie jungle avec les professionnels... et les autres. Il est vrai que chacun peut se dire être psychothérapeute et mettre une plaque sur sa porte car cette profession n'est, actuellement, pas règlementée. En revanche, il existe des fédérations (notamment la FF2P). Cette fédération reconnaît certaines écoles dont 2 qui sont dans l'approche centrée sur la personne de Carl Rogers.@ bientôt

le soldat en chocolat 04/05/2008 13:47


(^_^)
Salut Béa!

Très volontiers!

Si tu as plus de liens ou de renseignements, je suis preneuse!

Bises et @ plus!!


Lise 04/05/2008 04:21

1) Nos proches ont parfois du mal à assister à nos changements...(ca leur fait peur, pour nous et pour eux)2) Ce qui est important c'est ce que toi tu ressens vis à vis de ta voie. 3) Pour ma part, je sens que ma sensibilité est comme le "revers" de mon attention à l'autre. Douter est le meilleur moyen de ne pas passer à côté de la différence entre ce qu'on ressent soi par rapport à une situation donnée, et ce que ressent celui qu'on veut aider.Je te fais des bises...à l'heure d'Isabelle, c'est un scoop, ça ;-)

le soldat en chocolat 04/05/2008 13:44


Bon c'est finit, oui, ces numérotations?!
C'est quoi cette nouvelle mode?!
'fin bref...

Effectivement...

Le problème, c'est que je doute...
Je balance entre l'envie et la peur d'y aller...
Mais rien ne m'oblige à décider maintenant, hein... Alors j'essaie de "juste" continuer à respirer pleinement et tranquillement...

Douter est quelque chose que j'aime... (la plupart du temps (tant que ce doute est dépourvu de culpabilité en fait))
C'est une disposition d'esprit qui me parle de continuer à apprendre, à chercher, à observer.... Bref, à rester en éveil...

Bises aussi...
Et à l' "heure d'Isabelle", tu te réveillais ou tu n'étais pas encore couchée?
(^_^)


Tati Ju 03/05/2008 09:47

Et de 1 : je cite papa hier "maintenant je suis vieux et je radote alors tu peux bien me laisser radoter un peu..." Perso, je traduis : j'aime bien parler pour rien, écoute-moi...Et de 2: c'est pas René Char qui disait "Impose ta chance, sers.... à te regarder ils s'habitueront..."Et de 3 : Ne pas oublier que qd qqn te parle, il te parle avec son propre vécu. Avec de bonnes intention, mais sa propre vision (c'est l'histoire de l'autre philosophe avec les types dans la caverne qui voient des ombres effrayantes de "dedans" alors que ce ne sont que des ombres de rien du tout de "dehors")Et de 4 : Pr résumé, c'est ta vie chante la comme tu le sens...Bonne fin de week-end!

le soldat en chocolat 04/05/2008 13:37


Oui, il aime parler...
Il aime nous dire comment faire...
Peut-être même aimerait-il que l'on fasse comme il a dit.... (mais ça, ça risque de rester une simple supposition pour moi... ;oD  )

"Impose ta chance
Serre ton bonheur
Et va vers ton risque
A te regarder
Ils s'habitueront"
Reste à définir où je veux aller...

C'est marrant, cette histoire d'ombres sur les murs de la caverne, dans la version que je connais, les ombres sont celles des types autour du feu, que le feu en dansant fait bouger et que tétanise
le groupe....
C'est délicat pour moi, encore, de ne pas prendre pour argent comptant tout ce que les gens me disent.
Non, je m'exprime mal: j'ai tendance à donner de la valeur aux paroles des autres, parfois plus qu'à mes propres idées et donner toute leur légitimité à mes croyances, mes valeurs, mes idées, c'est
un peu effreyant...
Il me reste encore à rassurer une certaine petite fille....

(^_^)
Merci...

Toi aussi!!!