Lundi 19 mai 2008
Découvrir, donc...
Je continue sur cette piste....
L'autre soir, j'étais à une réunion ayant pour thème "après une fausse couche".
J'y allais avec des questions pour ma fille, et j'espérais y trouver des pistes, des
ouvertures pour elle, pour nous.
Ce n'est pas tellement ce côté-là de la soirée que je retiendrais là, ce soir en écrivant.
Non, c'est l'état dans lequel j'étais pendant et après la réunion.Secouée.
Et perplexe.
En effet sitôt la réunion débutée, je me suis rendue compte que j'étais oppressée... à un point difficilement imaginable! Et lors du tour de
présentations, j'ai difficilement pu aligner plus deux mots sans éclater en sanglots (à tel point que lors du tours de cloture, j'ai passé mon tour).
Et je me retrouve coincée devant deux possibilité:
Ai-je finalement occulté les difficultés que j'ai pu vivre avec cette fausse-couche?
Ou alors, ai-je été particulièrement perméable à cette ambience (un brin plombée, je dois bien l'avouer...)?
Oui mais, mes émotions sont et restent miennes, quand bien même je réagis à une ambience par capilarité, alors pourquoi une telle réaction dans cette situation?
Parce que ma mère aurait peut-être bien préféré faire une fausse-couche plutôt que de m'accueillir, un an à peine après ma soeur?
Parce que je crois que mon accueil, entier et sans arrières pensées a été possible grâce à deux bébés qui n'ont pas vécu plus de quelques semaines au creux de notre mère?
Parce que la tristesse est une émotion qui n'est pas forcément très acceptée dans ma famille d'origine?
Parce que ce bébé, porté si peu de temps, avait finalement plus d'importance que je ne le crois?
Et cette douleur à mon épaule qui me laissait en paix depuis le mois de janvier qui s'est réveillée pendant cette soirée...
Et je me retrouve coincée devant deux possibilité:
Ai-je finalement occulté les difficultés que j'ai pu vivre avec cette fausse-couche?
Ou alors, ai-je été particulièrement perméable à cette ambience (un brin plombée, je dois bien l'avouer...)?
Oui mais, mes émotions sont et restent miennes, quand bien même je réagis à une ambience par capilarité, alors pourquoi une telle réaction dans cette situation?
Parce que ma mère aurait peut-être bien préféré faire une fausse-couche plutôt que de m'accueillir, un an à peine après ma soeur?
Parce que je crois que mon accueil, entier et sans arrières pensées a été possible grâce à deux bébés qui n'ont pas vécu plus de quelques semaines au creux de notre mère?
Parce que la tristesse est une émotion qui n'est pas forcément très acceptée dans ma famille d'origine?
Parce que ce bébé, porté si peu de temps, avait finalement plus d'importance que je ne le crois?
Et cette douleur à mon épaule qui me laissait en paix depuis le mois de janvier qui s'est réveillée pendant cette soirée...
Qu'ai-je à découvrir?
Que vais-je découvrir?
Que vais-je découvrir?
par le soldat en chocolat
publié dans :
blues, cafards and co.
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